Les rocambolations d'un couple en numérique

02 novembre 2013

Déambulations dans mon parc... Bonjour la vie !

Le retour à la maison, étourdissant, vertigineux. Tout me paraît trop grand. Ces espaces, ces volumes, ces murs couverts de livres, meubles étranges qui paraissent trop nombreux et inutiles. Mais le parc, ah, le parc, il m'attire comme une amoureuse. Malgré la grisaille du temps, qu'il est bon de déambuler dans mon parc. Entendre le murmure de cette nature qui est en train de muer. Voir se balancer dans le vide les grosses feuilles jaunes de l’Érable, symbole du Canada, celles plus légères mordorées de mes chênes majestueux plusieurs fois centenaires, aux tronc noueux comme des pachydermes. De répondre à mon tour, par une caresse, un mot d'amour à chacun de mes arbres, à chacun de mes arbustes, à chacune de mes plantes. Y frotter mon visage et surtout mon nez quand je sais que je vais être gratifié par des parfums si odoriférants. Celui de la Menthe, celui de la Lavande qui m'abandonne quelques grains azurés, celui du Thym, de l'Eucalyptus, du Laurier Sauge...

Le parfum très fort des fleurs des orangers du Mexique. Je salue l'arrivée tardive d'une fleur de Cosmos, félicite les magnifiques bouquets de Géranium pour leur tonicité face au froid et au vent, m' émerveille devant l'Olivier nain qui vient de donner naissance à deux olives, et j'en oublie, ma mémoire me joue des tours, encombrée par ces doses de Morphine, d'Opium et tant d'antalgique et d’analgésique, que je peine à évacuer...

Peu importe, bonjour la vie !

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30 octobre 2013

La fin définitive des douleurs pour tout le monde !

Maximem : Ah, je viens de lire un article sur le Figaro sur la douleur. Fascinant. Très long, mais ça vaut vraiment la peine. Si tu as le courage, accroche toi et essaie de le lire jusqu'au bout. Sinon, lis le en diagonale. Tu retiendras ce que tu voudras.

Un jour*, peut-être, tous ceux qui souffrent de douleurs chroniques pourront remercier une petite souris des déserts de l'Arizona, dite souris sauterelle, mais aussi souris scorpion, de son petit nom latin Onychomys torridus. Elle est la seule à résister au redoutable venin neurotoxique du scorpion écorce, de son petit nom Centruroi des sculpturatus, dont la piqure est l'une des plus douloureuse du monde, et qui peut naturellement entrainer la mort. Qui plus est, la souris scorpion fait un régal de ce petit arachnide brun clair de quelque 7 cm de long. Ashlee Rowe, neurobiologiste à l’université du Texas, à Austin, et son équipe , ont voulu connaître, dans les plus infimes détails, les raisons de cette incroyable indifférence du rongeur à l'égard du dard venimeux du scorpion( travaux publiés dans la revue Science du 25 octobre 2013). Pour cela, ils ont commencé à comparer les réactions de souris de l'Arizona à celles de souris communes. Pas de doute possible, les premières étaient clairement immunisées contre les injections du venin, ne montrant aucun signe de brûlure contrairement aux autres. S'agissait-il d'une insensibilité générale aux douleurs ? Lorsqu'on a injecté de la Formaline ( dérivé de Formol ) à ces deux groupes de souris, elles ont toutes deux eu des réactions de douleur( un peu moins toutefois chez les souris scorpion). Et lorsqu'on leur a injecté une solution d'eau salée, ces dernières ont un peu plus réagi que les souris 'normales", réagissant même plus qu'à l'injection du venin.

Les chercheurs sont alors descendus au niveau moléculaire. On sait qu'il existe dans les membranes des neurones, de petits canaux transmembranaires, fonctionnant grâce au sodium, spécifiques aux messages de douleur.Ils s'ouvrent et se ferment en fonction des circonstances. Ainsi s'ils s’ouvrent, un signal électrique naît et se propage dans le système nerveux, signal qui transporte le message qui nous fait crier "aïe aïe aïe!. S'il reste fermé, il n'y a pas de message de douleur. Les chercheurs ont pu identifier précisément quel canal était impliqué dans "l'immunité" au venin. Et, là, nouvelle surprise. Ce n'est pas directement le canal chargé d'envoyer le message du "ça fait mal" qui était impliqué, mais, pour simplifier, celui qui est chargé de détecter une cause  de la douleur et de neutraliser. Ainsi la toxine est piégée et devient inefficace. Les chercheurs ont même cartographié les protéines-pièges en question afin de voir quels étaient leurs "dessins"  et les différences d'avec ceux de la souris commune. Ce qui est enthousiasmant dans ces travaux, pour un médecin clinicien comme moi, explique le docteur Nicolas Danzigier, spécialiste de la douleur à la Pitié-Salpêtrière ' ( Paris) , c'est qu'il donne un nouvel angle de vue sur la question de la douleur. Ces travaux ouvrent une fascinante nouvelle porte en enrichissant le spectre des cibles thérapeutiques  potentielles. On a l'impression d'être un peu devant une mine d'or. Il y a là comme un antalgique naturel. Car ce couple souris-scorpion offre un modèle unique d' étude des analgésiques, estime Aslee Rowe. Pour le moment, les recherches sur les troubles de la douleur, insensibilité ou chronicité, démarre souvent avec la génétique, suivies de développement pharmacologique. Avec quelques beaux succès à la clé  et une bien meilleure connaissance de la mécanique de la transmission du signal de douleur et des neurones spécialisés spécialisés dans ce domaine. Mais il faut savoir, conclut  le docteur Danziger, qu'il reste un travail de longue haleine à effectuer avant de pouvoir les transférer dans les hôpitaux et les cabinets médicaux jusqu'aux patients.

 

*Ce texte que je me suis permis de reproduire  correspond à l'article de Jean-Luc Nothias et publié  dans le N° du Figaro des 26 et 27 octobre. Mais les mises en italique et entre-guillemets  sont de moi-même, (sauf pour quelques une qui existent déjà dans le texte), pour je crois, mettre en valeur leur sens.

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22 octobre 2013

Quand la nuit est là et que le sommeil ne vient pas...

"Debout devant la grande baie vitrée de ma chambre, je contemple les joyaux qui scintillent et envoient leurs éclats précieux, comme des étoiles du ciel, associés aux battements des cœurs de ces êtres minuscules. Je tangue et me crois vaisseau géant, prêt à me poser au milieu de cette forêt d'émeraudes et de diamants, peuplées de lilliputiens. 

Monsieur ! Température !

Calé dans mon cockpit, je répond d'une voix monocorde, métallique : intérieure ou extérieure ?"

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21 octobre 2013

Premiere journée de réveil à l'hopital après une autorisation de sortie de 48 h...

Un moment de répit. De calme. Si le mot pause veut dire quelque chose, c'est à cet instant qu'il prend tout son sens. Plus aucune trace de douleurs. Une mobilité normale. L'envie de sauter de joie. De chanter à tue-tête une quelconque chansonnette enfantine. Mais non, je me dirige avec d'infinies précautions vers le cabinet de toilette. Je me rase. Brosse les dents. Frictionne énergiquement le visage, la nuque, le thorax. Enfile sans aucune difficulté ma chemise, mon pantalon. Surpris que la douleur ne me lance pas son lance-flammes avec sa violence brutale et fulgurante.

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18 octobre 2013

Découverte de l'hôpital

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Chaque fois que mes jambes me le permettent, je déambule dans les couloirs. Je découvre ainsi les progrès énormes en matiere de deco, tres important pour le moral des malades.

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17 octobre 2013

Dans l'attente de la levée d'écrous..

D'abord vous prier d'excuser mon portable qui bégaye. Vous dire ensuite qu'après huit jours d'hosto les investigations sur mon auguste carcasse ne sont toujours pas achevées, mais j'ai obtenu une autorisation de sortie de 48h. J'attends donc la levée d'écrous pour vendredi 18h avec obligation de réintégrer ma cellule au plus tard dimanche 18h. Au C.H.U. on est contraint à cette rigidité carcérale.

On ne m'a pas dit si je devais conserver le bracelet que j'ai au poignet depuis mon entrée dans cet austère établissement, mais je le conserverai naturellement, de peur d'oublier de le remettre et que l'on me prenne pour un autre malade à qui l'on doit retirer la prostate ou un poumon, ou un rein, car ici, on retire beaucoup plus facilement des organes que l'on en implante...

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